VENEZ DÉCOUVRIR LES TRÉSORS CACHES DES COMMUNES DU PLATEAU DE MONTBAZENS !!


LES ALBRES



Au carrefour du Ségala, des Causses et du Bassin Houiller, se trouve le petite village des Albres.

Situé sur un promontoire, le point le plus haut domine à 20KM à la ronde et surplombs la vallée du lot.

Il semblerait que la situation privilégiée des Albres lui ai valut son nom tiré de l'expression latine "Altas Arbores'" (les hauts arbres). La cartulaire de Conques justifie cette appellation en attestant qu'en 902 existait sur ces lieux l'église "Notre Dame de Altas Arbores", disparue depuis.

C'est à cette date que Ricarde épouse d'Hector (Icher) qui possédait l'église et qui la donna à l'abbaye de Conques.

L'église actuelle est gothique du XIIème siècle avec un chœur roman pentagonal (chevet et travée de style roman, le reste est gothique). Elle fut remaniée plusieurs fois : une chapelle fut construite en 1517-1518 par Baras de Bessieyres et au XIXème siècle, on a surélevé la nef et le sanctuaire dans un style

néo-roman, néo-gothique.

Remarquer également le porche armorié en bas de la nef.

La mémoire de Saint Denis reste toujours présente de nos jours grâce à la fontaine du même nom. Elle est située sur une propriété privée. On y accède par un chemin qui part à droite de l'école. La légende dit que Saint Denis passant par là, se serait arrêté pour boire et faire boire son cheval qui aurait trébuché laissant l'empreinte de son sabot dans la fontaine (à rapprocher de la légende du moulin de Montet à Galgan, qui cite elle aussi le passage du Saint et une empreinte de sabot de son cheval).
Certains affirment que cette trace aurait été faite lors de la rénovation de la fontaine. L'eau de cette fontaine est recommandée pour traiter les maux d'oreilles. 

La commune des Albres peut s'enorgueillir de nombreuses promenades qui offrent des points de vue privilégiés sur le bassin houiller, le site du zinc et les monts du Cantal.



BRANDONNET


Entre les vallées de l'Aveyron et de l'Alzou, Brandonnet vous offre un paysage vallonnée, parfois creusé de petites gorges au passage de l'Alzou.

La commune ne manque pas de pittoresque, en suivant les petites routes qui la traversent, on découvre fermes et hameaux : les maisons y ont conservé avec bonheur leur caractère local, grands toits de lauzes, tourelles avec pigeonniers.  

En parcours les berges de l'Alzou, on peut découvrir trois anciens moulins à eaux témoins

d'un glorieux passé.

Au cœur du Bourg se dresse fièrement l'église romane qui a été reconstruite sous l'épiscopat de François d'Estaing et remaniée au XIXème siècle. Elle conserve des chapelles du XVIème siècle, abrite des statues dont un christ doré et St Antoine de Padoue, ainsi que quatre reliquaires.

 

Le prieuré de Notre Dame de l'Assomption fut établi à la domination de l'évêque de Rodez. il semble qu'il y eut à l'origine à Brandonnet, comme à Privezac, deux églises. Dans sont testament de 961, Raymond Comte du Rouergue promet l'une à l'abbaye de Conques et l'autre au Monastère St Sernin (près de Rodez). Seule une des deux églises subista.

 

A la révolution, les biens relevant du temporel de l'église de Brandonnet, en fait les biens du prieuré, sont vendus comme "biens nationaux", de même que certains biens ou effets personnels du curé et du vicaire, tandis qu'une cloches sera expédiée à Montauban pour y être fondue.


En 1941, le 17 septembre on assiste à l'installation au clocher de Brandonnet, d'une horloge publique à remontage électrique automatique. éclairée la nuit, dont le marteau frappe la grosse cloche, ce qui permet de l'entendre dans presque toute la paroisse.

Fin des années 60, à la suite de Vatican II, bon nombre d'ornements intérieurs de l'église sont supprimés et en particulier, on gratte le crépi peint ce qui fait apparaître l'appareillage de pierres des murs et des voûtes.

En 1999, même opération de grattage, cette fois du crépi extérieur de l'église, dans le cadre d'une opération d'embellissement du bourg.


Brandonnet qui dépendait u Moyen Age de la prévôté de Peyrusse, dont le prieuré relevait de l'évêque de Rodez et que l'on rattacha à Maleville après la révolution, finit par obtenir son autonomie en 1874 en devenant une commune. 




DRULHE

Près de Montbazens, sur un plateau verdoyant où l'agriculture est omniprésente, ce bourg fleuri de 415 habitants nous rappelle notre attachement à la nature. Drulhe se situe à 17KM de Villefranche de Rouergue, 24KM de Decazeville et 50KM de Rodez.

 

Le mot "Drulhe" est l'appellation gauloise du chêne "Derbos". Ce mot évoque les immenses forêts de chênes qui couvraient notre région. La paroisse de Drulhe a eu un prieuré. Le prieuré de Notre Dame puis de Saint Privât qui fut donné aux templiers en 1166 par D. de Miravel.

 

L'ancienne commanderie des templiers : Les templiers étaient des "moines soldats" de toutes nationalités, et raisons sociales qui partageaient leur temps entre la prière et la lutte contre l'infidélité en terre sainte. Cet ordre militaire et religieux fut fondé à Jérusalem en 1119. Ses membres se distinguèrent particulièrement en Palestine. Les commanderies se trouvaient sur les chemins de St Jacques de Compostelle pour la plupart. Leurs règles avaient été établies par Saint Bernard (moine cistercien). Ils acquirent d'importantes richesses et devinrent les banquiers de la papauté et de nombreux princes. Dans le cas de la commanderie de Drulhe, les templiers possédaient grâce à des dons, presque toute la paroisse et également des terres sur des communes. Philippe le Bel désirant s'emparer de leurs biens et détruite leur puissance, fit arrêter en 1307, il fit périr sur le bûcher un grand nombre d'entre eux ainsi que le grand maître Jacques de Molay. Dès 1312, le pape Clément V avait à l'instigation du roi de France, supprimé l'ordre.

 

La commanderie de Drulhe devint l'apanage de l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem. De la richesse des templiers, il reste seulement à Drulhe une tour datant du XIIème siècle (situé en face le ferronnier). On peut également voir à cet endroit la plaque des templiers.

De cette tour, il semblerait qu'il y ait l'entrée d'un souterrain, celui-ci aboutirait dans les bois du Touzou et au rocher de la fonte. 



Aux alentours du village, on trouve beaucoup de pigeonniers sur les maisons. Par exemple près du lac de Bruguie se situe une maison bourgeoise et un pigeonnier, typique de l'architecture de la région.

L'église de Drulhe fut construite par les templiers. A l'intérieur, au sommet des voûtes, on distingue la croix des templiers. On peut y voir également une piéta gothique et à l'extérieur deux pierres sculptées sur une façade. Contre le mur de l'église un puits médiéval porte l'empreinte et la trace des cordes dans la pierre.

Chapelle de Notre Dame de Pitié qui se situe à deux cents mètres du village, cette chapelle aurait été construite en accomplissement d'un vœu, en temps de peste au XVème siècle. Elle a été restaurée par l'Association Drulhe son histoire sur le chemin des Templiers. 

La Chapelle Notre Dame des Sept Douleurs fut érigée pour demander la guérison des fièvres et des tumeurs. L'histoire veut que jean Foissac, qui souffrait d'une tumeur à la jambe, fit le vœu de faire construite une chapelle s'il guérissait. Il pria par la vierge et fut exaucé, mais oublia sa promesse. Dans les années qui suivirent, il fut attrapé à nouveau par 7 fois de très grandes douleurs. il n'hésita pas alors à construite une petite chapelle.

Les pèlerins y affluèrent en nombre (1000 à 1200 personnes en 1893), ce qui l'incita à édifier un second sanctuaire dans lequel il serait enterré. A la suite de désordres, l'évêque de Rodez interdit le pèlerinage qui reprit quelques années plus tard.



GALGAN

Galgan conserve des demeures massives coiffées de grands toits de lauzes, dont une typique, située en face l'auberge

et qui a été restaurée.

L'église gothique à porche présente des pierres apparentes et une toiture d'ardoises. Le prieuré de Saint Pierre fut uni en 1261 à la cathédrale de Rodez. Il dépendait semble t'il auparavant à l'abbaye de Conques. La paroisse comprenait autrefois le château de Valzergues. L'église fut restaurée en 1618 et refaite à l'époque contemporaine. 


La seigneurie était tenue au XIIIème siècle du comte de Toulouse et partagée entre plusieurs seigneurs : Odoin d'Albinh, Guilaumme de Morlhon, Olric de Cadresc, P. Castelnou en 1247, Guiral Hector en 1267-1285.


Le moulin du Montet "moulin sans ailes" permet d'avoir une vue

panoramique sur le site de Peyrusse le Roc.


La légende de la Peyre Signada 

Construit en 1843 par la famille BEX, sur le point culminant de la colline (492M), ce moulin à vent du Montet n'a jamais fonctionné. Une des pierres de la tour, extraite d'un champ des alentours porte l'empreinte d'un pas de Saint Denis et était appelée pour cela la Peyre Signada. Elle n'aurait pas du être utilisée pour la construction e porta malheur au moulin dont les ailes, dit-on, n'ont jamais tournée. Plus tard les meules de ce moulin à vent furent transportées au moulin à eau en contrebas sur le ruisseau l'Audiernes, au lieu dit qui porte toujours le nom de Moulin de Bex.

Galgan est le berceau des Delclaux, originaires de Marrou où leur père exerçait la profession de menuisier. Louis Delclaux né en 1820 à Aubin, émigra en Espagne à l'age de 20 ans pour u monter les premiers hauts fourneaux utilisant le charbon végétal : il y fit souche et reçut l'ordre royal d'Isabelle la catholique en 1879. Son fils Isidoro Delclaux Ibarzabal (1858-1944), se lança dans l'industrie du verre et le matériel photographique : son petit fils, Isidoro Delclaux Arostegui (1894-1984), siégea aux Cortès.



ROUSSENNAC

Un peu d'histoire...

 

Origine du nom de Roussennac, vient de Russinus, dérivé en inum de Russus, surnom appliqué à un homme à la chevelure rousse. C'est d'un certain Russinus que dépendait le domaine qui fut le centre d'un foyer de peuplement qui s'est perpétué jusqu'à nos jours. Comme l'indique son suffixe en "ac", le site de Roussennac remonte à l'époque gallo romaine. Le village s'est développé autour d'une villa gallo-romaine et a pris assez d'importance pour devenir au Xème siècle le chef-lieu d'une viguerie (juridiction administrative médiévale dans le Sud de la France), la "Vicaria Rocenacensis". La seigneurie de Roussennac a successivement appartenu à la famille de Panat (dès le début du XIIIème siècle), puis à Jean Segui (1501-1506) et aux Boysson (au Buisson XVIème siècle). Le village fut entièrement fortifié.

Roussennac, autrefois dénommé également Ruspennaco, est un des bourgs les plus anciens de la région.

Selon l'abbé le Brun, l'église Saint Sernin de Roussennac était la seconde qui fut bâtie dans le Rouergue témoignant ainsi de l'ancienneté du village.


Elle abrite un très beau retable baroque du XVIIème siècle, complété au XIXème siècle par trois tableaux et trois statues.


Ce retable rénové en 1997 est classé sur l'inventaire des monuments historiques.

Sur les hauteurs de Roussennac, la chapelle du bon secours, du XIXème siècle de laquelle on a un beau panorama sur la compagne environnante. 



Roussennac est un pays de moulins



Dans la commune, le lavoir et la fontaine rappellent des points d'eau communs et essentiels.



VALZERGUES

Les maisons du bourg, aux murs en pierre calcaire du pays, sont couvertes d'ardoises ou de tuiles. L'église du XIXème siècle renferme une piéta en pierre.


L'originalité du lieu réside dans les aménagements réalisés à partir de l'ancien château construit à la fin du XIVème siècle et plusieurs fois remanié à tel point qu'il avait perdu son premier caractère. Le grand bâtiment abrite désormais la mairie. Au pied du château, se trouve un parc orné à l'entrée d'une tour pigeonnier, restaurée et coiffée d'un toit d'ardoise en forme de casque.


Le château de Valzergues fût remanié notamment vers 1860. Seule la tour hexagonale, prise assez bizarrement à moitié dans le corps du bâtiment, a gardé un certain cachet avec ses fenêtres à meneaux et sa porte basse surmontée d'un écusson où se distinguent encore difficilement les armes écartelées des d'Albin et des Naussac. LE château a appartenu à la famille d'Albin de Valzergues et au noble Begon Delmas (1389). une chapelle domestique y fût autorisée en 1666.

A l'intérieur sont à signaler l'escalier à vis et la salle à manger du premier étage qui possède un plafond à la française, un très beau pavage de grosses dalles taillées et une très belle cheminée taillée en pierres du pays (baryte)




Ancienne exploitation de chaux et surtout de spath-fluor :

Ces mines sont très connues mais aujourd'hui fermées car non rentables. Les mines de spath-fluor (ou fluorite) furent exploitées jusqu'en 1960, principalement aux Mines des Escophages (galeries encore existantes mais très dangereuses). Le baryte servait à produire de la peinture et des produits pharmaceutiques par l'intermédiaire de la Société VIEILLE MONTAGNE KUHLMANN.

MOULIN JEAN ROUZET

Ce moulin à l'abandon est établi sur le Riou Viou. Il a conservé le nom d'un des propriétaires, meunier. Subsistent l'étang et la fosse tandis que les bâtiments abritent toujours les meules. 

Ancien pigeonnier sur la route de Galgan.

Valzergues a eu beaucoup de chefs de famille qui vivaient des ressources minières ou des usines du secteur de Decazeville, Viviez et Aubin, et exploitent en même temps leur petite ferme familiale.

Malgré la fermeture des mines, depuis 1962 la population n'a pas chuté comme dans certaines communes rurales environnantes. 

Mais il y a de moins en moins d'exploitations car il manque de successeurs. Une partie des terres est exploitée en fermage par les agriculteurs qui sont dans l'obligation d'agrandir leur superficie pour pouvoir vivre.  



VAUREILLES

Le bourg fortifié de Vaureilles possédait un château du XIème siècle pillé en 1792 puis démoli vers 1830. Il reste toujours l'écusson de la dernière


famille des seigneurs de Vaureilles sur la salle des fêtes. 

Le Cardinal François MARTY

Né à Pachins le 18 mai 1904. Troisième archevêque de Paris originaire du Rouergue après Mgr AFFRE et Mgr VERDIER, François MARTY succédait en 1968 au cardinal VEUILLOT, prématurément décédé.

Fils de cultivateurs moyennement aisés exploitant une ferme dans le village au lieu dit "la Bourriate". Il fut élève des séminaires de Rodez, puis de l'institut catholique de Toulouse où s'achevèrent ses études supérieures. 

Successivement vicaire à Villefranche de Rouergue et à Rodez jusqu'à sa mobilisation en 1939, puis après 1943, curé du Bournazel, de Rieupeyroux et de notre Dame de Millau, son ministère aveyronnais fut couronné par sa nomination de vicaire général de Rodez. En 1952, Paul VI l'appela à l'évêque de Saint Flour. Sept ans plus tard, il était nommé coadjuteur de l'évêque de Reims auquel il succéda l'année suivante, au décès de ce prélat. C'est en 1968 au moment où la France, et particulièrement la capitale, étaient en pleine effervescence estudiantine que François MARTY arrive à Paris. Ce fils de paysans (qui le disait lui même et fier de l'être) ami des humbles et du petit peuple. Il était capable d'accueillir comme il le fit notamment en 1970 à l'occasion de la mort du général de Gaulle, les chefs d'état des plus grands pays du monde. Il était particulièrement proche des jeunes. Sa fameuse formule "Dieu n'est pas conservateur" et les libertés qu'il prenait avec la solennité de sa charge, purent être, par certains, considérées comme des tentations de démagogie.  

Mais il fut constamment apprécié par les fidèles de son diocèse (et de toute la France). Cardinal en 1969, il était vice-président du conseil permanent de l'épiscopat et prélat de la maison de France.

Il se démit en 1981 et vint s'établir au couvent des dominicaines de Monteils, à quelques lieues de son village natal.

Il mourut accidentellement en février 1994, sa célèbre 2 CV ayant été heurtée  par un train au passage à niveau de Farrou à Villenfranche de Rouergue alors qu'il rendait visite à sa sœur à la ferme familiale. 

Vieille forge avec son soufflet également à Pachins.

Tour de la Fage, ancien pigeonnier.